Lis, lisons, lisez

C’est bien volontiers que nous vous transmettons l’invitation de Maddy VERDON à lire le dernier ouvrage de Philippe HADDAD ; « Retour au monothéisme éthique » (Bon de commande en fin d’article).

« Avez-vous rencontré le plaisir de lire au cours de cet été ? L’ombre estivale est propice à la lecture et à la réflexion. La liberté des vacances aussi !

Parmi mes lectures, des romans, des essais, des nouvelles mais deux ouvrages ont retenu mon attention et j’ai envie de vous faire part de ma joie de les avoir rencontrés

Tout d’abord, vous connaissez tous ou presque le rabbin Philippe Haddad ! Avez-vous lu sa dernière réflexion sur « Le Retour au Monothéisme éthique » Petit ouvrage d’une cinquantaine de pages, petit par son volume mais grand par son contenu.

Ce qui est écrit en quatrième de couverture résume bien ce que Philippe Haddad veut nous faire comprendre « Dans ce livre, Philippe Haddad propose de revenir aux grands principes du monothéisme éthique : un seul Dieu pour une humanité plurielle qui invite à fraterniser dans nos différences religieuses et culturelles. Car la paix n’est pas la suppression des différences, mais l’harmonie des différences. »

En ces temps de violence et d’incompréhension entre jeunes et vieux, hommes et femmes, blancs et noirs, croyants et non croyants, riches et pauvres, etc, ce livre nous apporte un renouveau de sens qui nous fait du bien et nous redonne espérance et foi

Cet ouvrage est à mettre entre les mains de tous, en particulier entre les mains de notre jeunesse que nous « aidons » souvent, par des réflexions pessimistes à désespérer de la vie et de l’avenir

Pour conclure voici ce qu’écrit Philippe Haddad à propos de cet ouvrage : « Ce petit livre s’adresse à tous : croyants, non croyants, chercheurs de sens, curieux, sceptiques. Il ne demande aucune adhésion préalable, seulement le désir de comprendre et d’ouvrir un espace intérieur où la parole des prophètes d’Israël, la voix d’Ismaël et l’enseignement de Jésus se retrouveront en dialogue »

UN TRES  BEL OUVRAGE !!!

Commande d’ouvrages de Philippe Haddad

BON de COMMANDE 2026

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Retour au monothéisme éthique ( NOUVEAU )…………     exemplaires soit………….€

DIEU, un homme, une femme et un serpent ………               exemplaires soit …………..€         

Quand Jésus parlait à Israël………………………………     exemplaires  soit………… €

Notre Père –Avinou Chebachamayim …………….                exemplaires  soit………….€

Elie et Jonas…………………………………                             exemplaires  soit…………€

Disciples de Jésus ……………………………………………  exemplaires  soit………   .€

Serviteurs souffrants………(Epuisé )………………………    exemplaires  soit…………€

Fraternité ou la révolution du pardon :…………….              exemplaires  soit…………€

L’Épître de Jacques , frère de Jésus. ( nouveau )……………exemplaires  soit ………..€

Comment Jésus lisait la Torah……… (épuisé )                        exemplaires  soit…………€

au prix de   10 euros l’exemplaire

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pour 1 livre :                          6,00 €                    (  soit : 16,00 € )

pour 2  livres:                        8,30 €                     ( soit 28 ,30 € )

Pour 3 à 8 livres:                 11,00 €                 +  10€ par exemplaire

pour 10 livres:                     14, 50 €                    soit : 114,20 euros

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Adresser le tout  à :  Roseline Derrien, ( mail : racinesjuivesduchristianisme@gmail.com / 06 81 57 42 11)

169, Chemin de la Croix des Pelliers 07460 BERRIAS ET CASTELJAU


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Roch haChana – Bonne année 5787

C’est la rentrée pour tous depuis quelques jours… les activités reprennent peu à peu…

Un nouveau cycle commence, et pour nos amis juifs, c’est aussi le début d’une nouvelle année.

On peut dire que trois grandes catégories de fêtes et célébrations rythment le calendrier liturgique juif.

Les fêtes dites de la Tora sont citées dans la Bible ; elles sont elles-mêmes subdivisées en fêtes austères (Roch haChana et Yom Kippour) et fêtes de pèlerinage (qui ponctuent les trois saisons de récolte de l’année).

La deuxième catégorie est celle des fêtes dites surajoutées ou petites fêtes, qui ne sont pas mentionnées dans la Bible, mais ont été instituées au cours de l’histoire juive post-biblique.

Enfin, de nouvelles dates ont été ajoutées au calendrier liturgique, et donnent lieu à des célébrations religieuses ; elles sont liées à la Shoah et à la création de l’Etat d’Israël.

(texte extrait en partie de « 20 clés pour comprendre le judaïsme » Collectif – Albin Michel)

Parmi les fêtes austères, Roch haChana et Yom Kippour sont les fêtes les plus importantes du calendrier. On les appelle fêtes austères, car pendant dix jours, il est demandé aux fidèles de faire pénitence et de ne pas travailler.

Roch HaChana, c’est le début de l’année civile juive, le jour du nouvel an juif (cette année 12-13 septembre 2025).  L’année religieuse, elle, commence au mois de Nissan avec Pessa’h, fête de la Pâque. Roch haChana se célèbre le 1er et le deuxième jours du premier mois de l’année civile, celui de Tichri (septembre ou octobre selon les années). C’est pourquoi on parle souvent des fêtes de Tichri.

Le début de l’année juive célèbre l’anniversaire de la création du monde et plus précisément de la création de l’homme. La fête du nouvel an juif  dure 2 jours qui sont chômés.  On n’y fait aucun travail et on se consacre à la convocation divine.

La fête du nouvel an juif, c’est le début d’une nouvelle étape dans la vie de chacun et pour l’ensemble du peuple. Il s’accompagne d’un rituel (sédèr ) qui met en scène des symboles de réussite, de joie et de douceur pour la nouvelle année. On souhaite « une bonne année » . Le début de l’année comporte des repas festifs.

Les festivités du nouvel an  débutent la veille au soir par un  festin, après l’office du soir à la synagogue. La fête du nouvel an juif se célèbre ainsi au cours d’un repas rituel. On mange des pommes et du miel.

Mais Roch haChana, c’est aussi le jour du jugement de tout être (Yom haDin), où « Dieu se souvient de ses créatures » selon la tradition rabbinique, et où chacun est appelé à se livrer à un examen de conscience. Ce jour-là les hommes défilent devant D.ieu pour être jugés.

Le Talmud nous enseigne (Roch haChana 16), au nom de Rabbi Jo’hanan : « A Roch haChana, trois livres sont ouverts : un pour les justes, un pour les impies, et un pour les hommes moyens ». Les justes parfaits sont inscrits directement et définitivement pour « la Vie » (la vie éternelle dans le monde futur). Les impies résolus sont inscrits et scellés directement pour « la Mort ». Les hommes moyens restent en suspens depuis Roch HaChana jusqu’à Yom Kippour. Ce jour-là, s’ils se sont repentis, ils sont méritants et sont inscrits pour « la Vie ». S’ils ne le sont pas, ils connaîtront le sort des impies.

Le jugement se fait le jour de Roch haChana. La sentence définitive est prononcée à Yom Kippour. Les dix jours qui vont de Roch haChana à Yom Kippour sont appelés Asseret yemei techouva les dix jours de repentir, appelés souvent aussi les « jours redoutables ». Dix jours privilégiés où tout homme peut implorer la clémence divine. Pendant cette période, particulièrement propice à la Techouva (repentir),  l’homme devra faire preuve de sa bonne foi et de son sincère repentir. Le destin n’est jamais irrévocable, l’intervention de l’homme est déterminante.

Shofar

La prière du matin est marquée par l’appel du Chofar. Le Chofar est une corne de bélier qui sert de trompette et qui retentit pour réveiller les consciences endormies. Le Chofar est sonné les deux jours  de Roch haChana. La sonnerie du Chofar appelle  les fidèles au repentir. Faire entendre à Roch haChana le son de la Térou’ah (sonnerie), suggère que quelque chose de grave est en train de se passer.

Pour en savoir plus sur le son du Chofar : site de Aish.fr sur la symbolique du chofar

sur le sens de Roch haChana et des fêtes d’automne : site national de l’AJCF, avec un article de Anne-Marie Dreyfus

et pour être dans le coup des réseaux sociaux, qui ne disent pas tous que des bêtises,vous trouverez en bas de cette page, une petite vidéo trouvée sur TikTok  :

Chana tova
à tous nos amis juifs

Bonne Année 5787

Bonne année

Dialogue judéo-chrétien

« Trente-deux universitaires se sont réunis à Rome à la fin du mois de février pour engager une conversation honnête et ouverte sur l’état du dialogue judéo-chrétien en cette 60ème année depuis que l’Église catholique a modifié sa position officielle sur ses relations avec le peuple juif et les personnes d’autres confessions.

L’événement était le symposium « La christologie à la lumière des relations judéo-chrétiennes contemporaines : nouvelles perspectives 60 ans après Nostra Aetate ? » tenu à l’Université catholique australienne (ACU) sur le campus de Rome, conçu par la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de Sion (NDS), et réalisé en partenariat. L’objectif du symposium était de générer de nouveaux apprentissages, nourris par des recherches à la fois chrétiennes et juives.

Au cours de trois jours d’intenses échanges, des universitaires et des praticiens chrétiens et juifs d’horizons diverses ont exploré la christologie – la branche de la théologie qui s’intéresse à Jésus – et sa place dans le dialogue judéo-chrétien actuel. Cela est particulièrement vrai lorsqu’on considère la réalité du supersessionisme, cette conviction partagée par certains selon laquelle l’Église a remplacé Israël comme peuple élu de Dieu… »

Cela est le début d’un article tiré du site de la Congrégation des soeurs de Notre-Dame de Sion. C’était il y a un an, en mars 2025, mais cela permet de voir les progrès dans le dialogue judéo-chrétien.

Voici les thèmes abordés :

  • Les défis interprétatifs inhérents à la lecture des Écritures aujourd’hui.
  • Comment comprendre les théologies implicites et explicites dans les textes de Romains, Matthieu et Jean ?
  • Faire face au supersessionisme dans les textes du Nouveau Testament et à la christologie qui en découle.
  • Dialogue sur les textes du Nouveau Testament et les implications éthiques de la christologie.
  • Comment garantir que les relations judéo-chrétiennes renouvelées aujourd’hui aient un impact sur toutes les disciplines théologiques, en mettant au jour des questions parfois douloureuses et en stimulant de nouvelles discussions. »

 lire la suite : https://www.notredamedesion.org/un-symposium-de-christologie-pour-revitaliser-le-dialogue-judeo-chretien/?lang=fr

Pourquoi ne pas évoquer aussi la conférence biennale 2026 du Conseil international des chrétiens et des juifs (ICCJ) < ?

Vous la trouverez ici : https://www.notredamedesion.org/conference-de-liccj-hanovre-allemagne/?lang=fr

Bonne lecture et bonnes vacances !

Tisha BeAv – Commémoration de la destruction du Temple et autres catastrophes

En ce mois de Juillet, une fête . Encore une fête ? qu’il faudrait célébrer ? Une fête ? Pas vraiment ! Une commémoration, certainement, parce qu’il ne faut pas oublier.

Il est vrai, que cette commémoration peut paraître mineure dans l’ensemble du calendrier juif. De plus elle tombe généralement au plein milieu de l’été, (comme c’est le cas cette année) et cela ne facilite pas l’intérêt qu’on pourrait lui porter.  Et pourtant, elle reste bien ancrée dans la mémoire du peuple juif, à tel point qu’il n’est pas rare que des heurts éclatent sur l’esplanade du Temple de Jérusalem (esplanade des mosquées pour les musulmans), à l’occasion de la célébration de cette fête . Prions pour qu’il ne se passe rien de plus grave sur le Mont du Temple à l’occasion de ces commémorations, alors que se poursuivent tant d’éléments graves liés à l’opération contre le Hamas à Gaza, suite aux massacres du 7 octobre 2023 en Israël.

De quoi s’agit-il en effet ? Que commémore-t-on  à Ticha BeAv, en cette année 5786 du calendrier hébraïque, le 23juillet 2026 ? (début de la fête la veille au soir 22 juillet).

Un article d’ Anne-Marie Dreyfus, sur le site de l’AJCF, nous donne la signification et l’importance de Ticha BeAv  :

« Qui pleure la destruction de Jérusalem mérite de se réjouir de sa reconstruction » (Traité Taanit) .

« Pour situer rapidement les causes de la tragédie commémorée le jour de Tisha BeAv – le 9° jour du mois de Av – il faut remonter à la mort de Salomon ( 930 av. ec) et au schisme qui s’ensuivit, divisant le royaume en deux : Israël (capitale Samarie) et Juda (capitale Jérusalem).

« Israël va disparaître en 722 av. ec. sous les coups de l’Assyrie : l’alliance du dernier roi d’Israël avec le Pharaon provoque l’assaut ; le royaume est écrasé et ses habitants dispersés dans l’empire. Mais aussi fulgurante que la décadence de l’Assyrie va être l’ascension de la Babylonie. Là encore, l’Egypte est la rivale du nouvel empire, et Juda se trouve au centre géographique du conflit. Parce qu’il est, lui aussi, l’allié de l’Egypte, les armées babyloniennes l’encerclent, font le siège de Jérusalem et, finalement, la détruisent et incendient le Temple (9 Av 586 av. ec). L’élite de la population est déportée en Babylonie… » lire la suite ici sur le site de l’AJCF

N’hésitez pas à vous rendre sur le site d’Akadem pour trouver plein d’articles et de conférences au sujet de Ticha BeAv, par exemple ici.

Soeur Dominique de La Maisonneuve (prix AJCF 2012), nous donne aussi quelques informations intéressantes dans son ouvrage : « Le Judaïsme… tout simplement », (éditions de l’Atelier).

 » (Cette fête) est désignée en hébreu par sa date qui correspond au neuvième (tisha) jour du mois de Av. Elle fait mémoire de l’événement le plus dramatique de l’histoire des enfants d’Israël : la destruction du Premier Temple, c’est-à-dire l’éloignement de la Présence de D.ieu du milieu de son peuple. Le 9 Av est un jour de deuil de la Présence qui donnait sens et sécurité à la vie. Il se passe à se lamenter de l’absence de D.ieu mais en criant vers Lui, c’est-à-dire en reconnaissant qu’Il est mystérieusement présent dans son absence. C’est une manière d’affirmer que la souffrance et le deuil constituent un passage nécessaire pour accéder, un jour, à la joie de la Présence.

« L’espérance juive s’exprime dans cette célébration, surtout l’espérance des temps messianiques, lorsque D.ieu restaurera sa Présence au milieu de son peuple.

« Quiconque porte le deuil de Jérusalem mérite de partager sa joie, mais celui qui n’en porte pas le deuil ne prendra pas part à sa joie. (Talmud de Babylone au traité du Jeûne, sur Is 66,10)

« Au fil des siècles, le peuple juif a pris l’habitude de commémorer ce jour-là tous les événements tragiques qui ont marqué son histoire : la destruction du Second Temple et l’écrasement par les Romains, l’expulsion des Juifs d’Espagne et de bien d’autres pays, la Shoah… des événements durant lesquels D.ieu est resté apparemment absent : D.ieu aurait-il oublié son peuple ?

« On jeûne totalement durant vingt-cinq heures comme à Kippour ; on porte des vêtements de deuil et la lecture liturgique est essentiellement celle des Lamentations. »

Léon XIV : « Nous appartenons tous à la même famille humaine… »

Le Pape Léon XIV a reçu une délégation de la Fédération de l’United Jewish Appeal de New York au Vatican.
Le 15 juin 2026, dans la salle du Consistoire au Vatican, Léon XIV a salué l’engagement humanitaire de la Fédération de l’United Jewish Appeal de New York et a réaffirmé l’héritage de Nostra Aetate, appelant juifs et catholiques à approfondir le dialogue, à servir ensemble les plus vulnérables et à œuvrer pour la paix.

Dans son discours le pape a beaucoup insisté sur les relations entre l’Eglise et le Judaïsme à partir de Nostra Aetate.

En voici quelques éléments :

« Ce document historique, dont l’Église a célébré le soixantième anniversaire l’année dernière, « a ouvert un nouvel horizon de rencontre, de respect et d’hospitalité spirituelle » (Audience générale, 29 octobre 2025). Il a affirmé, entre autres, la vérité selon laquelle nous appartenons à une seule famille humaine. Ainsi, il a semé une graine d’espérance qui « s’est transformée en un arbre puissant… offrant un abri et portant les fruits abondants de la compréhension, de l’amitié, de la coopération et de la paix » (Discours à l’occasion du 60e anniversaire de Nostra Aetate « Marcher ensemble dans l’espérance », 28 octobre 2025).

Reconnaissant la dignité inhérente à tous les hommes et toutes les femmes, Nostra Aetate a pris fermement position contre l’antisémitisme et a déclaré que l’Église rejette toute forme de discrimination ou de harcèlement fondée sur la race, la couleur, la condition sociale ou la religion (cf. Nostra Aetate, 4-5). Dans un monde encore meurtri par les divisions et les conflits, elle nous a appelés à dépasser les malentendus du passé pour tendre vers la collaboration en vue du bien commun…. »1

Pour une lecture complète du discours de Léon XIV, cliquez ici :

https://fr.zenit.org/2026/06/15/leon-xiv-nous-appartenons-a-une-seule-famille-humaine/ci.

Rafle du Vel d’Hiv

Le président de l’ACI  de Nantes nous communique l’info suivante :

« La commémoration de la rafle du Vel d’Hiv aura lieu

le dimanche 19 juillet à 9h30

au monument aux morts (près de la Préfecture). à Nantes

Au regard de l’antisémitisme qui s’affiche sans vergogne, notre présence est importante pour signifier à tous que les juifs sont toujours DEBOUT et présents.

Par ailleurs, il est de notre devoir de nous souvenir et d’honorer nos martyrs.

Le Président de l’ACI Nantes

René Gambin. »

Pour un appel des faits douloureux de ces  16 et 17 juillet 1942, vous pouvez vus rendre  sur le site du gouvernement VIE PUBLIQUE : ici :

https://www.vie-publique.fr/parole-dexpert/285291-il-y-84-ans-la-rafle-du-vel-dhiv-de-juillet-1942

 

 

Une réflexion pour les vacances

Le site « fr.zenit.org nous propose pour les vacances un article sur un nom polémique :

« Jésus et les enjeux d’un nom polémique » De Baal-Zeboub à Béelzéboul

En voici le début :

« :L’accusation portée contre Jésus en Lc 11,14-23 – agir « par Béelzéboul, le chef des démons » – mobilise une figure dont les racines plongent dans l’histoire religieuse d’Israël et de ses voisins. Derrière ce nom se profile en effet le Baal-Zeboub de 2 R 1,2-3, divinité d’Éqrôn, dont l’appellation semble résulter d’une relecture polémique d’un titre plus ancien, probablement Baal-Zebul. Comment comprendre cette transformation onomastique et son évolution jusqu’à devenir, dans le Nouveau Testament, une désignation du prince des démons ? L’étude de ce nom permet d’éclairer les enjeux du récit évangélique et la question centrale qu’il soulève : celle de l’identité de Jésus.

Evangile selon saint Luc 11,14-23 (AELF) En ce temps-là, Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration. Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. .. »

lire la suite sur le site de ZENIT

https://fr.zenit.org/2026/07/06/jesus-et-les-enjeux-dun-nom-polemique/

Je vous laisse découvrir la conclusion

Bonnes vacances à toutes et à tous

Daniel Frydman au CCAN

Nous avons le grand plaisir de vous annoncer la venue de Daniel Frydman dans les locaux du CCAN, 6 impasse Copernic à Nantes,

le jeudi 21 mai à 18.00, 

pour son livre « L’Appel judéo chrétien »

Daniel Frydman, médecin psychiatre, marié et père de 4 enfants, a écrit ce livre à 4 mains avec son épouse, Magali.

David n’avait jamais prié, il découvre les richesses de la foi tout en prolongeant l’héritage de sa judéité en accueillant celui que nous offre l’Église. À ses côtés, Magali retrouve la foi en Christ qu’elle avait mise de côté en lui donnant une nouvelle dimension.

Nous vous attendons nombreux pour ce moment de réflexion et d’échanges autour d’une double identité, judéo chrétienne !

Pour nous préparer à cette rencontre, nous vous proposons de lire, ci-dessous,  l’entretien que Daniel Frydman a bien voulu accorder à Maddy Verdon.

 

« Bonjour Daniel Frydman,

Vous venez de publier aux éditions « Les impliqués » un ouvrage intitulé « L’appel judéo chrétien » dans lequel vous racontez votre conversion au christianisme, au catholicisme alors que vous êtes né juif. Pourquoi ? Quel besoin avez-vous ressenti ? celui de témoigner ? de confesser ? de transmettre ?

Ecrire est déjà en soi un besoin ! Libéré de mes activités professionnelles, j’ai commencé à retracer mon cheminement, ce qu’étaient devenues mes convictions.

Au départ je voulais surtout témoigner, avec le souci de l’authenticité et de l’honnêteté, Dans cette optique je voulais que l’interprétation du lecteur ne soit pas influencée par d’éventuels préjugés quant aux motivations, comme le seraient l’assimilation, le prosélytisme ou l’adhésion à la substitution.

. Car mon itinéraire a été guidé, avant tout, par l’émergence de ma foi en Christ, qui m’a conduit vers le baptême.

Au fil des pages l’importance de mon attachement à mes racines et à Israël s’est révélée. J’ai voulu en témoigner.

 – Pouvez-vous nous dire un mot de votre famille ?

Une famille unie entre mes parents mes frères et moi durant mon enfance, bien intégrée en France, je détaille certains événements dans mon livre, ainsi que  l’héritage de nos origines juives d’Europe centrale, la shoah et ce qui a suivi cette épreuve.

 – Vous écrivez que votre famille n’était pas pratiquante. Mais la tradition, était-elle absente de votre quotidien ?

C’est toute la question de l’appartenance à la judéité, qui forcément implique un lien avec la référence religieuse, même en l’absence de pratique régulière.

La fréquentation de la synagogue n’était que très occasionnelle, au gré des événements familiaux ou amicaux.

 – Vous avez fait le choix de la médecine. Vous êtes devenu psychiatre. Pensez-vous que vous avez été influencé par votre histoire, par celle de votre famille, victime de la Shoah ? un besoin de comprendre ? de réparer ?

J’avais à cœur de faire figurer cette dimension dans mon cheminement.

La blessure laissée par la shoah est entrée en ligne de compte. La possibilité de soigner, au sens de « prendre soin » à la suite de mes oncle et tante devenus eux aussi médecins, m’ouvrait une perspective de prise de responsabilité, vis-à-vis de la maladie et de la souffrance. La médecine m’offrait une place dans la société, différente des générations qui m’ont précédé.

La découverte de la psychiatrie m’a rapidement conquis. J’entrais plus en profondeur dans la vie de mes patients, ce qui me rapprochait des questions existentielles, voire spirituelles.

– Vos convictions religieuses n’étaient pas votre préoccupation du moment. Est-ce à cause de cela que vous vous êtes engagé dans un mariage mixte avec une chrétienne ? Cela a-t-il changé quelque chose pour vous ?

Croire que le fait de ne pas être pratiquant conduirait au mariage mixte, serait une illusion. Cela n’a absolument pas atténué, à mon avis, la prise de conscience de ce choix , délibéré, et responsable.

Plus tard j’ai compris qu’il s’agissait d’une grâce qui m’a été donnée, prémices de ma vocation propre.

– A quel moment vous êtes-vous senti appelé par la foi en Jésus ? Par la foi de Jésus ?

La « rencontre » avec le Christ a été préparée, par la suggestion providentielle de la part d’amis proches, d’assister à une retraite. Elle aura permis l’émergence de mon oui décisif.

– Cette conversion a-t-elle été un tremblement dans votre famille juive ? à l’image de la réaction des parents de Gad El Maleh dans son film «Reste un peu» ?

J’ai tenu à annoncer et expliciter par écrit mon entrée en catéchuménat à mes parents. Leur désapprobation a été immédiate et vigoureuse, toujours par écrit, mais il n’y a pas eu d’affrontements directs, nous avons mutuellement évité cela. Contrairement à Gad El Maleh je n’ai pas sollicité de leur part un changement d’attitude. Nous nous en sommes tenus à cette réserve qui a permis le maintien de la relation.

– Comme tous les convertis, vous êtes devenu un chrétien sincère, fervent, prêt à se dévouer pour son Eglise mais que faites-vous aujourd’hui de votre judéité ? A-t-elle encore une place dans votre vie ? Comment ?

Je n’ai pas eu à faire appel à de grands engagements, mais j’ai fréquenté les milieux où l’on est sensible à l’amitié judéo-chrétienne. L’écriture de « l’appel judéo-chrétien de David et Magali » m’a ouvert une autre dimension pour témoigner.

– A propos du Mystère d’Israël, vous écrivez «Oserais-je dire que c’est l’étoile jaune qui porte aujourd’hui sa croix». Pouvez-vous nous expliquer votre pensée ?

Certes l’expression peut surprendre ! Cela est à rapprocher de la page 101 : « Aujourd’hui Israël rejoint les souffrances du Christ, c’est le prix de l’Alliance ».

– Gardez-vous des liens avec le monde juif de France, d’Israël ?

Des liens familiaux et amicaux. Nous sommes, mon épouse et moi, très proches de la communauté de l’abbaye d’Abu Gosh, présence chrétienne en terre d’Israël, ouverte sans discrimination à tous les Israéliens ,qu’ils soient  juifs ou  arabes musulmans et chrétiens.

– Et vos enfants, vous en avez quatre, je crois, comment vivent-ils votre double identité ? La partagent-ils ? De quelle manière ?

Ils sont à présent adultes, conscients de cet héritage, mais je ne me permettrais pas de m’exprimer à leur place.

– Pour conclure, notre entretien, j’ai constaté que le prophète Jonas vous accompagne tout au long de votre ouvrage. Est-ce parce que vous sentez-vous proche de lui ?

Absolument ! J’avais même pensé suivre la trame du livre de Jonas pour l’architecture de mon livre. Car je ne me contente pas de la lecture du seul « signe de Jonas » évoqué par Jésus Lui-même, signe habituellement rapproché du passage par le gros poisson. La suite me semble tout aussi importante : le passage autour de la conversion de Ninive suivi de celui du ricin. J’y vois une intuition de l’appel à l’ouverture aux nations, et des résistances dont Jonas, une fois de plus, essaye de se dérober.

Merci Daniel Frydman de vous être prêté si cordialement à répondre à nos questions.

Très bonne lecture de votre ouvrage à tous ceux à qui nous avons donné l’envie de le lire… »

L’ouvrage de Daniel Frydman sera en vente au CCAN le jour de la rencontre.

 

 

Ascension, c’était hier. Chavouot-Pentecôte, c’est demain, mais ensemble !

Il y a quelques jours, pour les chrétiens c’était la fête de l’Ascension, qui célèbre la montée de Jésus vers Dieu son Père. Elle est fêtée en France le jeudi de l’Ascension, quarante jours après Pâques. Mort et ressuscité, il quitte ses disciples tout en continuant d’être présent auprès d’eux, mais différemment. Il promet de leur envoyer une force, celle de l’Esprit-Saint.

Ecoutons Marc Durand, sur le site du blog « Garrigues et sentiers« 

« 40 jours ont été donnés pour laisser le temps de prendre la mesure de l’événement (entre Pâques et l’Ascension). Les disciples devaient comprendre que désormais s’ouvraient des temps nouveaux, le vieux monde était renouvelé totalement. Il a fallu quarante ans au désert pour que le peuple digère sa libération effectuée par Dieu, 40 jours dans l’Horeb à Elie pour intérioriser sa mission, 40 jours à Jésus pour se préparer après son baptême. 40 jours ont paru nécessaires pour que les disciples se fassent à cette idée que le Jésus qu’ils avaient côtoyé était devenu le Christ. Que c’était maintenant à eux de partir vers la Galilée. On peut remarquer d’ailleurs que le succès était mitigé, ils en étaient encore à se fixer sur le royaume d’Israël ! Heureusement que Jésus leur promet l’Esprit pour les déboucher ! Pour cela ils doivent venir à Jérusalem une dernière fois, d’où la recréation du monde est partie, où est né le Nouveau Monde issu de la Croix. Puis ils seront envoyés jusqu’aux confins de la Terre…
… La question qui se pose à nous est celle de notre foi en cet autre monde inauguré à Pâques. Quels sont nos critères de jugement, quelle direction prennent nos vies ? Ce monde nouveau qui est instauré n’est pas une éternité sans saveur, il est fini, le temps compte. Nos vies sont finies, mais le monde aussi. Les récits apocalyptiques ne sont pas là pour nous faire peur, mais pour nous empêcher de nous endormir dans une douceur de vivre…puisque Jésus est ressuscité et qu’il nous attend. Le rappel que ce nouveau monde a un but qui n’est pas renvoyé à l’infini, nous oblige à agir dès maintenant, ce que nous ne ferons pas ne sera pas fait, le verre d’eau que nous n’aurons pas donné ne sera pas donné. Peut-être pourrions-nous profiter de ce que nous ne pouvons pas nous consoler par nos belles cérémonies dans nos belles Églises pour décider de ce qui est important, dès maintenant, dans notre dévouement au Christ ressuscité. »

Car tout est possible avec la force de l’Esprit Saint, donné à la Pentecôte.

La Pentecôte : 50 jours après Pâques, Chavouot : 50 jours après Pessah ! Et justement cette année, comme l(an dernier, Pentecôte et Chavouot coïncident.

Chavouot, c’est vendredi 22 mai 2026 et samedi 23 , où se fait la lecture du livre de Ruth) : (début : jeudi soir 21 mai)

Et le dimanche de Pentecôte pour les chrétiens, c’est dimanche 24 mai 2026 avec des célébrations qui commencent aussi le samedi soir 23 mai.

Pentecôte ? Chavouot ? Quel est donc le  lien entre ces deux fêtes ?   Le livre des Actes situe explicitement le don de l’Esprit Saint sur les apôtres en ce jour de la fête  de Chavouot

Les Actes des Apôtres nous disent : « Le jour de la pentecôte (Chavouot), ils étaient ensemble dans le même lieu. Tout d’un coup vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux et il remplit toute la maison où ils étaient assis… et ils furent tous remplis du Saint-Esprit. » Ac 2, 1-4

Rien de mieux, pour comprendre Chavouot et Pentecôte, que de vous rendre sur le site de l‘Amitié Judéo-Chrétienne de France, (ici),  sans tenir compte des dates qui sont évolutives chaque année,où deux articles vous feront entrer dans la compréhension de ces deux fêtes :

 – un article de Anne-Marie Dreyfus sur Chavouot : « La Torah, un don inappropriable »  (lire ici). (les dates sont celles de 2018)

– une présentation de la Pentecôte (lire ici) et une méditation pour Pentecôte de l’abbé Alain-René Arbez « L’origine biblique du signe de croix ». (lire ici).

Et la question spécifique du lien entre Pentecôte et Chavouot est explicitement posée sur le site de l’Eglise de France (un article à ne pas négliger) .

Bonnes fêtes à tous

« Reste un peu » : du cinéma au CCAN

Comme vous le savez sans doute déjà, l »AJC Nantes a le plaisir de vous proposer une séance de cinéma avec la projection du film

« Reste un peu« 

de et avec Gad Elmaleh

Cette séance aura lieu

le 13 mai à 15.00 au CCAN, 6 impasse Copernic à Nantes.

Venez nombreux pour partager un moment agréable autour de cette comédie.