Après les grandes fêtes d’automne, Roch Hachana, Kippour et Soucot et avant la non moins grande fête de Pessah, à la pleine lune de printemps,
deux fêtes joyeuses rappellent aux communautés juives d’importants événements de leur histoire :
C’était, en décembre, les lumières de Hanoucah,
rappel du miracle d’huile lors de l’inauguration du Temple profané par les Grecs.
Aujourd’hui c’est la fête de Pourim.
De quoi s’agit-il à Pourim ?
A Pourim, il s’agit, comme à Hanoucah de commémoration et d’action de grâce.
Cela se passait en Perse ( Tiens : l’Iran déjà !) vers le milieu du 5ème siècle avant notre ère. Des juifs y étaient déportés.
Une jeune Juive, parmi les déportés, devint reine de Perse : Esther, dont le nom signifie : « caché ».
Et le grand vizir, Haman, essayait d’éliminer les juifs du royaume. Cela ne vous rappelle rien dans l’actualité de cette semaine ?
Haman dit au roi : « Il y a un peuple particulier, dispersé et séparé au milieu des peuples dans toutes les provinces du royaume… Leurs lois sont différentes de celles de tout peuple… Le roi n’a pas intérêt à les laisser tranquilles » (Est 3,8).
Haman obtint du roi Assuérus un décret lui permettant de réaliser son plan de destruction.
Le roi Assuérus ne savait pas qu’Esther, sa jeune épouse, était juive.
Le mot POURIM dont le sens est « tiré au sort » fait référence aux dés lancés par Haman pour fixer la date propice au massacre qu’il fomentait (Est 3, 7-17).
La reine Esther, avertie par son oncle Mardochée, du dessein d’Haman, se tourna vers D., elle pria, fit prier ; elle jeûna, elle fit jeûner ; elle osa enfin aller trouver le roi… Un plan mûrit en elle…
Les péripéties de cette histoire tirée de la Bible sont écrites dans « le rouleau d’Esther ».
Il est lu intégralement le jour de la fête.* Lisons-le aussi et retenons que le destin que Haman a prévu pour les Juifs retombera sur lui…
Nous approfondirons ainsi le sens de la présence juive au sein des nations.
Nous comprendrons mieux la joie de POURIM.
A POURIM, en effet, c’est la joie : on se déguise, on mime, on festoie.
Mais cette fête nous rappelle aussi que l’antisionisme est toujours là, présent, parfois caché sous les termes d’antisionisme, visant la destruction d’Israël. Les événements actuels au Proche et Moyen-Orient nous rappellent que Haman ressurgit encore derrière Amalek, l’ennemi irréductible. Au fait, Amalek est-il vraiment vaincu ?
En célébrant POURIM les Juifs renouvellent l’affirmation de leur foi en D.
Ils fêtent leur salut, leur victoire sur l’ennemi : Haman, archétype de l’antisémite.
La fête de POURIM est célébrée le 14 Adar du calendrier juif, soit, cette année 2026, le 3 mars.
avec la commémoration du jeûne d’Esther dès lundi 2 mars.
Vous pouvez en savoir davantage en lisant l’article paru sur le site du Service National pour les relations avec le judaïsme (SNRJ).
En préambule, quelques mots sur le rabbin Yeshaya Dalsace :
Certains d’entre vous le connaissent déjà car il est venu nous faire deux ou trois conférences dont l’une sur l’écologie, thème qu’il a étudié pour sa thèse de rabbin. D’autres le découvriront.
Le rabbin Dalsace est Massorti (conservative pour les Anglophones), c’est-à-dire qu’il n’est ni juif du Consistoire ni libéral, mais entre ces deux mouvements.
Les massortis revendiquent une Halakha évolutive, adaptée aux contraintes de la vie moderne, tout en conservant un cadre traditionnel notamment quant au culte (massora en hébreu signifie tradition).
Rivon Krigier, rabbin et spécialiste de St Paul, est aussi Massorti.
Dimanche prochain, le Rabbin Dalsace traitera de l’éthique juive, sujet tellement actuel dans les temps que nous vivons.
C’est un moment tout à fait exceptionnel que nous vous proposons et nous vous attendons nombreux, dimanche prochain.
Le site Internet ZENIT, qui s’intitule lui-même « Le monde vu de Rome », est toujours à l’affût de ce qui se passe dans le monde et dans l’Eglise universelle Il nous livre souvent des infos qui sont en rapport avec nos préoccupations judéo-chrétiennes.
Ainsi le 31 octobre c’est la visite de l’ambassadeur d’Israël au Vatican qui est mise en avant sur le site de ZENIT.
« Yaron Sideman met en avant la diplomatie spirituelle et la prière aux côtés des actions politiques.
À Rome, près de deux ans après la funeste matinée du 7 octobre 2023, l’ambassadeur d’Israël auprès du Saint-Siège, Yaron Sideman, s’est adressé à des diplomates, des ecclésiastiques et des survivants pour commémorer un événement que peu croyaient possible : la fin de la guerre de Gaza et le retour à la maison de tous les otages survivants. La contribution spirituelle des papes Lors de la cérémonie commémorative organisée par l’ambassade d’Israël le 23 octobre, Sideman a évoqué la prière, le courage moral et la diplomatie discrète qui ont contribué à ouvrir des voies vers la paix. « L’accord qui a permis le retour de tous les otages restants et mis fin à la guerre n’aurait pas été possible sans la pression d’Israël sur le Hamas, sans le leadership et l’engagement du président Donald Trump, mais a été possible aussi grâce aux puissantes prières et gestes d’unité du pape François et du pape Léon XIV. » Il s’agissait d’une reconnaissance rare de la part d’un diplomate israélien — un geste qui a jeté un pont entre le politique et le spirituel.«
« Le Congrès juif mondial a accueilli favorablement les déclarations du pape Léon XIV, qui a condamné sans équivoque l’antisémitisme lors de l’audience générale du mercredi 29 octobre au Vatican. S’adressant à des milliers de fidèles, le pape a déclaré : « Tous mes prédécesseurs ont condamné l’antisémitisme avec des paroles claires », avant d’ajouter : « Moi aussi, je confirme que l’Église ne tolère pas l’antisémitisme et qu’elle lutte contre lui, sur la base même de l’Évangile. » Le président du Congrès juif mondial, Ronald S. Lauder, a salué ce message du pape, le qualifiant de « geste extraordinairement positif et profondément significatif ». Il a ajouté : « À un moment où les juifs sont confrontés à la plus grande persécution depuis la Seconde Guerre mondiale, le message du pape a une profonde signification fraternelle. Des gestes comme celui-ci nous encouragent à renforcer les liens entre juifs et catholiques, et à œuvrer ensemble pour un monde où les religions coexistent davantage, dans la recherche de la paix. »
La déclaration du pape intervient alors que l’Église catholique commémore le 60ᵉ anniversaire de Nostra Aetate, la déclaration historique du Concile Vatican II qui a transformé les relations judéo-catholiques et établi les fondements du respect mutuel et du dialogue.
Le Congrès juif mondial (CJM) est l’organisation internationale qui représente les communautés juives de 100 pays auprès des gouvernements, des parlements et des organisations internationales.«
Vous pouvez retrouver ces articles sur le site de ZENIT.org . n’hésitez pas à vous y rendre.
Pour nos amis juifs, c’est la fin du cycle de lecture de la Tora et le début d’un nouveau cycle, dans le contexte du retour tant attendu en Israël des derniers otages vivants : C’est vraiment la joie et c’est d’abord la fête de la Tora, ou plus exactement la fête de « la joie de la Tora« :
Sim’hat Tora.
Cette fête a lieu le 23 Tichri, qui correspond cette année 2025 au
mercredi 15 octobre (début de la fête : mardi soir)
Cette fête vient comme en conclusion de la fête de Souccot. Elle n’est pas d’origine biblique. Elle ne vient pas non plus du Talmud. Elle est liée, en fait, au cycle des lectures de la Tora. Elle est apparue vraisemblablement au IXème siècle. Sim’hat Tora clôture le cycle annuel de lecture de la Tora.
Au cours de cette fête, on remercie D.ieu pour le don de la Tora, au moment où recommence le nouveau cycle de lecture. Sim’hat Tora se caractérise par un office en soirée et le lendemain matin particulièrement joyeux.
Après avoir enchaîné la lecture des derniers versets du Deutéronome (dernier livre de la Tora) et les premiers de la Genèse (« Au commencement… »), tous les rouleaux de la Tora sont sortis de l’arche sainte et portés par les fidèles, grands et petits, qui tournent sept fois autour de l’estrade de lecture (la bima ou téba), chantant et dansant en joyeuse procession. En Israël, ces processions débordent souvent dans les rues.
Pour une compréhension plus approfondie de Sim’hat Tora, n’hésitez pas à consulter le site de l’Amitié judéo-chrétienne de France, sur le thème précisément de Sim’hat Tora.
Une petite plaquette du mouvement ‘Habad Loubavitch de France peut nous nous aider à entrer dans la fête : elle présente ainsi cette joyeuse fête :
« A Sim’hat Tora (le jour de la réjouissance de la Tora), nous n’étudions pas la Tora : nous la célébrons ! Nous la tenons, nous l’embrassons, nous chantons et dansons avec elle. Après tout, le guide pour la vie que D.ieu nous a donné est le plus beau cadeau qu’un Juif peut et veut fêter.
Nous lisons la dernière Paracha (section) de la Tora et, comme la Tora ne se termine jamais, nous recommençons à lire le rouleau sacré depuis le début pour affirmer combien la Tora nous est chère et combien nous sommes impatients de recommencer un nouveau cycle de lecture et d’étude.
Cette joie se manifeste le soir puis le matin de Sim’hat Tora, avec des danses exubérantes dans la synagogue, tout en tenant les rouleaux de la Tora. Nous dansons sept fois autourde la Bima (l’estrade sur laquelle on lit habituellement le rouleau de la Tora) tout en chantant les airs traditionnels. »
Mais pour avoir une petite idée de la joie immense habituelle de cette fête :
Tout d’abord un atelier animé par Marie-Paule LEMARIE :
au Pôle associatif Désiré Colombe, (8 rue Arsène Leloup, 44100 NANTES)
« Le couple dans l’Ancien Testament »
en deux ateliers :
— le 16/10/2025 : 1ère partie à 15 h salle Tricosa au pôle désiré Colombe
— le 17/12/2025 : 2ème partie à 15 h même adresse mais salle Jeanne Deroin
Etude en 2 séances de 2 h chacune.
–Le mercredi 16 octobre sera consacré au travail sur les nombreux textes de la Genèse traitant du thème du couple : Adam et Eve, couple fondateur de l’humanité, Noé, Abraham et Sara, Jacob et Rachel et d’autres couples également
— Le mercredi 17 décembre, continuation des découvertes dans les autres livres de la Bible avec, pour finir, une approche du Cantique des Cantiques, cet hymne à l’amour humain ou divin, selon le choix de chacun.
Bien vouloir s’inscrire auprès de MP Le marié ( 06 64 50 00 19 ).
La fête de Souccot fait suite, dans le calendrier hébraïque, aux « jours redoutables », les dix jours de téchouva entre Rosh haChana et Yom Kippour. On passe d’un monde à un autre. Ces « jours redoutables » sont en effet associés au jugement, au pardon et à l’expiation. A Souccot en revanche, tout change : ne désigne-t-on pas cette fête, dans la littérature juive, comme « le temps de notre réjouissance » (zéman sim’haténou) ?
« En 5786 (2025), Soukkot (ou Souccot, Soukot, Soucot, Souccoth …) se célèbre
à partir du mardi 7 octobre (mais commence le lundi soir 06, la veille)
et se termine le 14 octobre, avant Simhat Torah le 15 octobre.
סכות
Souccot fait partie des trois fêtes de pèlerinage, avec Pessah et Shavouot, appelées ainsi parce qu’elles impliquaient un pèlerinage à Jérusalem lorsque le Temple existait encore.
Fête des « Tentes », des « Cabanes » ou des « Tabernacles », elle commence le 15 Tichri (qui correspond, selon les années, aux mois de septembre ou octobre dans le calendrier grégorien), et dure huit jours (sept en Israël et dans le judaïsme réformé), dont seul le premier est totalement férié. Elle est immédiatement suivie par une autre fête, Sim’hat Torah.
Souccot est une fête universelle : C’est aussi la fête des Nations et à l’époque du Temple on y offrait des sacrifices pour les 70 Nations.
Mais Souccot est LAfête par excellence. Dans la Torah déjà elle est nommée « la fête » sans autre adjectif, et cette appellation a été reprise dans la loi orale.
Divers rites de commémoration s’y rattachent, parmi lesquels la prescription pour les Juifs de résider (au minimum prendre leurs repas) dans une soucca (une sorte de hutte, souvent décorée), et celle des quatre espèces végétales… »
Ce ne sont là que quelques lignes de présentation de Souccot, que nous reprenons au site de l’AJCF, pour vous inviter à vous rendre sur le site même de l’AJCF., où Anne-Marie Dreyfus vous explique, dans un super article, la soucca et la mitsva (commandement) des 4 espèces.
A propos des 4 espèces, dont on nous dit que la signification est multiple, en voici encore une autre empruntée au mouvement ‘Habad Lubavitch de France :
Les quatre Espèces.
« En quoi le bouquet de feuilles agrémenté d’un fruit inconnu a-t-il une signification si hautement spirituelle ?
La Mitsva si spéciale des Arba Minim (4 espèces – le Loulav, l’Etrog, les Hadassim et les Aravot – symbolise l’unité et l’harmonie.
Les 4 espèces représentent quatre profils spirituels :
— Le LOULAV (branche de palmier) provient d’un palmier dattier dont le fruit est délicieux, mais qui n’a pas d’odeur. C’est le symbole de l’érudit accompli – qui possède de vastes connaissances mais peu d’enthousiasme pour les Mitsvot.
— Les HADASSIM (branches de myrte) ont une bonne odeur mais pas de goût : ce sont les personnes qui agissent mais qui ne se distinguent pas dans l’étude de la Torah.
—LesARAVOT (branches de saule) n’ont ni goût ni odeur, comme les personnes qui se contentent de vivre sans plus.
— L’ETROG (cédrat) a un bon goût et une bonne odeur. Il symbolise celui qui est parfait, dont l’érudition rivalise avec l’accomplissement scrupuleux des Mitsvot..
En unissant ces Quatre Espèces dans un bouquet bien réel, nous symbolisons l’unité du peuple juif. De même que chacune de ces Quatre Espèces est nécessaire pour former un set complet, de même le peuple juif ne peut être complet que quand tous ses éléments sont présents. »
Signalons que la fête des Tentes est mentionnée dans l’évangile de Jean : Jésus hésite à monter à Jérusalem où il se savait en danger, mais ses frères l’incitent à se faire connaître à la foule qui y sera présente à l’occasion de la fête des Tentes (Jn 7,1-4).
Pour approfondir cette fête de Souccot, le campus numérique juif AKADEM consacre un certain nombre de conférences aux différentes fêtes de Tichri, notamment celles de Claude Rivline : Kipour et Soucot, de la joie à la joie
Mais, nous le savons bien, cette joie est ternie par le souvenir du 7 octobre 2023 et des ôtages qui sont encore aux mains du Hamas… L’éditorial du site de l’Amitié judéo-chrétienne de France, nous le rappelle avec beaucoup de justesse : https://www.ajcf.fr
A ne pas manquer surtout cet excellent article de RCF (Radio chrétienne francophone) qui nous fait entrer à la fois dans la fête de Kippour et nous invite à y regarder de plus près comme chrétiens.
C’est la rentrée pour tous depuis un moment déjà … les activités ont peu à peu repris…
Un nouveau cycle commence, et pour nos amis juifs, c’est aussi le début d’une nouvelle année.
On peut dire que trois grandes catégories de fêtes et célébrations rythment le calendrier liturgique juif.
Les fêtes dites de la Torasont citées dans la Bible ; elles sont elles-mêmes subdivisées en fêtes austères (Roch haChana et Yom Kippour) et fêtes de pèlerinage (qui ponctuent les trois saisons de récolte de l’année).
La deuxième catégorie est celle des fêtes dites surajoutées ou petites fêtes, qui ne sont pas mentionnées dans la Bible, mais ont été instituées au cours de l’histoire juive post-biblique.
Enfin, de nouvelles dates ont été ajoutées au calendrier liturgique, et donnent lieu à des célébrations religieuses ; elles sont liées à la Shoah et à la création de l’Etat d’Israël.
(texte extrait en partie de « 20 clés pour comprendre le judaïsme, Albin Michel)
Parmi les fêtes austères, Roch haChana et Yom Kippour sont les fêtes les plus importantes du calendrier. On les appelle fêtes austères, car pendant dix jours, il est demandé aux fidèles de faire pénitence et de ne pas travailler.
Roch HaChana, c’est le début de l’année civile juive, le jour du nouvel an juif (cette année 23-24 septembre 2025). L’année religieuse, elle, commence au mois de Nissan avec Pessa’h, fête de la Pâque. Roch haChana se célèbre le 1er et le deuxième jours du premier mois de l’année civile, celui de Tichri (septembre ou octobre selon les années). C’est pourquoi on parle souvent des fêtes de Tichri.
Le début de l’année juive célèbre l’anniversaire de la création du monde et plus précisément de la création de l’homme. La fête du nouvel an juif dure 2 jours qui sont chômés. On n’y fait aucun travail et on se consacre à la convocation divine.
La fête du nouvel an juif, c’est le début d’une nouvelle étape dans la vie de chacun et pour l’ensemble du peuple. Il s’accompagne d’un rituel (sédèr) qui met en scène des symboles de réussite, de joie et de douceur pour la nouvelle année. On souhaite « une bonne année » . Le début de l’année comporte des repas festifs. Les festivités du nouvel an débutent la veille au soir par un festin, après l’office du soir à la synagogue. La fête du nouvel an juif se célèbre ainsi au cours d’un repas rituel. On mange des pommes et du miel.
Mais Roch haChana, c’est aussi le jour du jugement de tout être (Yom haDin), où « Dieu se souvient de ses créatures » selon la tradition rabbinique, et où chacun est appelé à se livrer à un examen de conscience. Ce jour-là les hommes défilent devant D.ieu pour être jugés.
Le Talmud nous enseigne (Roch haChana 16), au nom de Rabbi Jo’hanan : « A Roch haChana, trois livres sont ouverts : un pour les justes, un pour les impies, et un pour les hommes moyens ». Les justes parfaits sont inscrits directement et définitivement pour « la Vie » (la vie éternelle dans le monde futur). Les impies résolus sont inscrits et scellés directement pour « la Mort ». Les hommes moyens restent en suspens depuis Roch HaChana jusqu’à Yom Kippour. Ce jour-là, s’ils se sont repentis, ils sont méritants et sont inscrits pour « la Vie ». S’ils ne le sont pas, ils connaîtront le sort des impies.
Le jugement se fait le jour de Roch haChana. La sentence définitive est prononcée à Yom Kippour. Les dix jours qui vont de Roch haChana à Yom Kippour sont appelés Asseret yemei techouva les dix jours de repentir, appelés souvent aussi les « jours redoutables ». Dix jours privilégiés où tout homme peut implorer la clémence divine. Pendant cette période, particulièrement propice à la Techouva (repentir), l’homme devra faire preuve de sa bonne foi et de son sincère repentir. Le destin n’est jamais irrévocable, l’intervention de l’homme est déterminante.
La prière du matin est marquée par l’appel du Chofar. Le Chofar est une corne de bélier qui sert de trompette et qui retentit pour réveiller les consciences endormies. Le Chofar est sonné les deux jours de Roch haChana. La sonnerie du Chofar appelle les fidèles au repentir. Faire entendre à Roch haChana le son de la Térou’ah (sonnerie), suggère que quelque chose de grave est en train de se passer.
Justement Philippe Haddad, rabbin JEM (Judaïsme en mouvement), rabbin de la synagogue de la rue Copernic à Paris, vient de faire paraître son dernier ouvrage
« L’Epître de Jacques – frère du Seigneur »
Philippe Haddad est très engagé dans le dialogue judéo-chrétien et a produit dans ce domaine un certain nombre d’ouvrages disponibles à la vente directe par correspondance.